La réussite est à la hauteur du désir de faire de mon restaurant afro-latin un lieu de rencontre où chacun a sa place… »

Pourriez-vous nous raconter votre parcours ?
Au départ, j’ai fait face à une double difficulté qui s’avère dans le temps être devenue un challenge, le but qui vous donne la force chaque jour de vous battre. Ce double défi était de venir installer un endroit multiculturel en m’inspirant de ma propre Histoire, où se lie l’Afrique de mes racines et les couleurs latines, dans le 16 ème arrondissement de Paris;  un lieu à forte identité ayant sa propre Histoire. La réussite est à la hauteur du désir de faire de mon restaurant Afro-latin un lieu de rencontre où chacun a sa place, où tout le monde est le bienvenu…


Le milieu de la nuit est mal connu, plein de clichés. Quels sont ses atouts ?

La différence entre le jour et la nuit, c’est que dans le deuxième cas, les gens aspirent au divertissement, ils veulent voyager, s’évader du quotidien. Notre rôle est de leur offrir ce moment de fête, de leur permettre d’oublier leurs problèmes. Le monde de la nuit, c’est un peu être magicien et créer chaque soir, un moment de bien-être tout en offrant un moment unique à chacun.


Connaissez-vous des femmes qui évoluent dans le milieu de la nuit et qu’en pensez-vous ?
Malgré qu’elles soient minoritaires, je connais des femmes qui évoluent dans le milieu de la nuit. Tout comme nous, elles sont des chefs d’entreprises qui se battent pour la réussite de leurs business et tant mieux ! C’est une bonne chose, une inspiration.


La cuisine africaine est encore méconnue. Comment vous distinguez-vous avec l’Albarino ?
Depuis l’arrivée de l’Albarino la cuisine africaine est de moins en moins méconnue (rires). Nous nous distinguons par la qualité de nos produits, par l’exigence de nous remettre en question chaque jour en travaillant sur nos défauts tout en améliorant nos qualités. Chaque jour nos cuisiniers cherchent à améliorer les plats tout en prenant compte de l’avis des clients.


Comment conciliez-vous vos activités ?
Tout est question d’organisation; évidemment il ne faut pas compter ses heures et se donner au maximum. Chaque jour est un défi, où il faut en même temps gérer le personnel et contenter la clientèle. C’est un métier !


Par Stéphanie GUITTONNEAU