PAOLA AUDREY NDENGUE

FONDATRICE DE "FASHIZBLACK"

Paola audrey, créatrice du magazine Fashizblack, nous explique son parcours et sa passion de la communication. Elle est même reconnue comme une entrepreneure prometteuse en 2019.

Paola, tu es la fondatrice du magazine Fashizblack, Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours ?
Je suis Paola Audrey Ndengue, entrepreneuse dans les médias depuis 2007. J’ai co-fondé Fashizblack, qui était d’abord un blog, à la fin de l’année 2007. Il est ensuite devenu un média web, puis un magazine papier. Nous avons pu lever des fonds en ligne pour en financer l’impression et la distribution à l’international dans une dizaine de pays. Par la suite, j’ai monté une agence de conseil en marketing créatif et eu l’occasion de travailler avec des artistes principalement sur le continent africain. J’ai également pu collaborer avec des entreprises notamment sur des questions de marketing d’influence. Enfin, j’ai aussi écrit pour divers médias sur les questions liées à la culture urbaine ou à la musique en Afrique. Actuellement, je travaille comme Marketing Manager pour la déclinaison ivoirienne d’une série intitulée MTV Shuga.

Aujourd’hui, tu as une agence panelle en Côte d’Ivoire. Comment est née votre passion pour la Communication?

Ma passion pour la communication et plus précisément le conseil est venue avec le temps. Ce n’était pas forcément mon objectif de travailler dans cedomaine. J’étais plutôt intéressée par le secteur de la mode, du luxe, spécifiquement de la maroquinerie haut de gamme. Mais par Fashizblack, finalement une chose en entrainant une autre et ayant de plus en plus de sollicitation dans ce domaine, j’ai fini par m’y consacrer. On va dire que « l’appétit est venu en mangeant. » Aujourd’hui, cela me permet de travailler sur des projets très intéressants, créatifs et africains surtout. C’est très important pour moi.

D’où vous est venue l’idée de créer l’émission « Le Debrief » ?

C’est une idée que j’ai depuis 2 ou 3 ans. Je l’ai testée parce que je trouvais que ça manquait dans le paysage audiovisuel africain francophone. Il n’y a pas vraiment d’émission à destination des jeunes, qui alliait actualités, réflexion et point de vue avec un dose de sarcasme. Surtout animée par une femme. Je trouvais donc que ça manquait cruellement de ce côté du continent. Mais avant de le faire, j’ai produit une émission qui s’appelle Afrique & Pop, qui ne parlait pas de politique. Elle m’a permis de tester le format « news » sur une durée beaucoup plus courte et d’avoir l’assurance nécessaire pour attaquer le gros morceau qu’était Le Débrief.

" Ma passion pour la communication et plus précisément le conseil est venue avec le temps. "

Forbes vous a reconnu comme étant l’entrepreneure prometteuse en 2019. Vous inspirez beaucoup de femmes ? Auriez-vous un mot pour elles ?
Je leur dirais de croire en elles mais surtout de le faire sur la durée parce que croire en soi, ce n’est pas quelque chose de ponctuel. C’est un contrat qu’on renouvelle tous les jours. Cela passe par plusieurs moyens. C’est essayer de s’améliorer d’un point de vue humain, intellectuel, sa santé mentale et physique. Aussi ne pas réfléchir par le biais de nos qualités et non par son genre, ça peut parfois limiter nos propres projections de nous-mêmes.

Quels sont vos projets pour 2020/2021?

Mes projets sont principalement la préparation de la prochaine saison du Débrief qui occupe une partie de mon temps. Bien évidemment, en dehors de la saison 2 de MTV Shuga Babi sur laquelle je travaille également. Par ailleurs, je réfléchis en ce moment à développer d’autres contenus que je n’animerais pas forcément mais dont je serais à la production. Je pense aussi à m’orienter vers la production de fiction à terme.

Par Stéphanie Guittonneau

JEREMIE ROBERT

CONSUL DE FRANCE À NEW YORK

Une carrière professionnelle marquée sous le sceau de l’excellence et du devoir. Par décret du 31 juillet 2020, Jérémie Robert a été nommé consul de France à New York, succédant ainsi à Anne-Claire Legendre, première dame à avoir occupé ce poste et à ce jour ambassadrice au Koweit.

Jérémie Robert, spécialiste de l’Afrique et homme du monde Diplômé de l’Institut d’études politiques de Strasbourg, titulaire d’un master en relations internationales, ce drômois de 43 ans compte déjà, derrière lui, une carrière brillante menée avec rigueur. Marié, père de deux enfants, il semble que tout était déjà écrit pour Jérémie Robert et ce dès 2003, date d’intégration au quai d’Orsay, aux affaires étrangères. En gage de reconnaissance professionnelle et de son investissement, de nombreux postes seront confiés à Monsieur Le Consul parmi lesquels coordinateur de la chancellerie politique à New Delhi de 2011 à 2014, conseiller des affaires étrangères à l’ambassade de France à Nairobi en 2016, conseiller Afrique, développement au cabinet de l’Europe des affaires étrangères en 2018 et plus récemment depuis 2011 conseiller au cabinet du ministre de l’Europe et des affaires étrangères pour l’Afrique,  et des affaires globales de Jean Yves le Drian

"Je mesure le poids de cette responsabilité dans le contexte du Covid-19 ...vous pouvez compter sur notre mobilisation pour vous aider à traverser et à dépasser cette situation difficile"

Enrichi de ses voyages et installation en Afrique (Kenya, Somalie, Cameroun) et l’Inde, après avoir participé au renouvellement des relations de la France avec l’Afrique, s’être engagé sur les dossiers portant sur la santé et le changement climatique, c’est désormais à New York qu’une nouvelle page de la carrière du consul s’écrira dans un contexte très différent de ce qu’il a pu connaitre auparavant.

« Je mesure le poids de cette responsabilité dans le contexte du Covid-19 qui vous a durement frappés sur les plans sanitaire, économique et humain. Je sais que les restrictions aux frontières ont entraîné de très fortes difficultés parmi vous et souvent des déchirures. Avec toute l’équipe du consulat général, vous pouvez compter sur notre mobilisation pour vous aider à traverser et à dépasser cette situation difficile » précisant Monsieur le Consul de France lors de sa première intervention sur le sol new-yorkais.

Chaque année, un nouveau départ.
A chaque départ, un nouveau succès.
Un succès qui sera le vôtre cette année encore…

Par Sabrina Fouinat

CINDY LEE

CO-FONDATRICE AFRIKANCUT

Je m’appelle Cindy, j’ai 26 ans et je suis maman de deux adorables enfants de deux ans et trois ans. Je suis l’heureuse Co-fondatrice du salon de coiffure Afrikancut depuis maintenant dix ans. Co fondatrice ? Oui car dès l’enfance, j’ai été baignée dans le domaine de la coiffure grâce à ma mère. Ma mère était coiffeuse et je l’ai vue bâtir son petit empire depuis mon plus jeune âge. Afrikancut s’appelait alors Africa’foire. Petite, je me souviens qu’après l’école je l’aidais à nettoyer son salon en échange de quelques euros en guise d’argent de poche. Ma passion pour la coiffure je la dois à ma mère qui m’a transmis l’amour du cheveu. Il était donc logique qu’elle me passe le flambeau dès que je fus prête ! « Ma fille, tu seras une coiffeuse passionnée je le sens, mais avant, il va falloir te perfectionner ! Ce salon sera à toi si tu reviens avec un bon bagage » C’est ce que me disait ma mère avant que je n’entame ma formation en école de coiffure pour atteindre mon rêve. De salon en salon en tant qu’apprentie, me voilà sur les traces de ma mère.

"Ma passion pour la coiffure, je la dois à ma mère qui m'a transmis l'amour du cheveu."

Ayant grandi dans les réseaux sociaux et suivi l’évolution de ce phénomène qui a révolutionné les commerces, il était pour moi évident et obligatoire de montrer mes créations. C’est alors là que tout commence mais le chemin ne fut pas sans embuches : la persévérance était le maître mot ! Communiquer sur les réseaux sociaux c’est un second métier. Montrer son expertise le plus souvent possible tout en étant opérationnelle au salon c’est quelque chose d’épuisant mais d’essentiel pour Afrikan cut.

Qu’est ce qui t’a particulièrement plu dans le domaine de la coiffure (ta spécialité) ?
Sublimer les femmes et les voir sortir avec le sourire ou avec plus de confiance en elles grâce à ma passion : c’est quelque chose d’exceptionnel pour moi. Etre spécialisée dans les coiffures courtes m’apporte beaucoup de clientes en besoin de changement radical. Comme on dit : une nouvelle coupe est souvent l’enclenchement d’une nouvelle vie, d’un besoin de fraicheur et de changement. Participer à cette étape dans la vie de mes clientes me rend encore plus passionnée par mon métier. AfrikanCut c’est aussi toute une thérapie ! Dans mon salon quand on y rentre on y ra- conte sa vie, ses problèmes, ses joies et ses peines. Et on y ressort apaisée. C’est toute une « expérience » ! On a ri, pleuré, on s’est détendu, on a surtout ri ! Et c’est ce qui me fait le plus vibrer quand je me lève le matin. Je sais que quelle que soit ma journée je sais qu’elle sera belle et mouvementée !

Conseil pour les jeunes

N’oubliez jamais de vivre de votre passion ! Ça n’a pas de prix. Lorsque quelque chose vous fait vibrer et que vous pouvez en faire votre métier : lancez-vous ! On cherche toujours à rentrer dans les cases en pensant que c’est la clé de la réussite de suivre les chemins d’autrui ou le chemin que la société nous dit de suivre. Mais le plus grand bonheur c’est de faire ce qu’on aime car on ne sera jamais malheureux de se lever le matin pour le faire. Vivez de cette passion et trouvez le moyen d’être plus grand dans ce domaine, ça ne va jamais vous épuiser ni vous démotiver tant que c’est votre passion. Et si vous pensez ne pas être assez performant, investissez dans la performance et l’apprentissage puis faites encore mieux afin de sortir du lot.

Par Stéphanie Guittonneau

CARINE MAS

CARINE MAS

FONDATRICE DE SOYEZ SUBLIME

Carine Mas, créatrice de l’entreprise  » Soyez Sublime », arine Mas, founder of the company « Soyez Sublime », nous explique son parcours et sa reconversion dans l’art du remplacement capillaire afin d’aider toutes celles (et ceux) qui en ont besoin ou envie. Elle est spécialisée aujourd’hui dans la conception sur-mesure de prothèses capillaires médicales et esthétiques.

 

Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours ?

Je m’appelle Carine Mas, j’ai 39 ans, je suis née au Benin. Je suis mariée et nous avons une petite puce de 4 ans. Je suis arrivée en France bébé pour être opérée car je suis née avec une malformation. Devant rester de longs mois hospitalisée, j’ai finalement commencé ma scolarité et poursuivi mon parcours dans ce pays d’adoption. Après une reconversion professionnelle, aujourd’hui je suis directrice et créatrice de l’entreprise « Soyez Sublime ». Nous concevons des prothèses capillaires pour les personnes qui ont des problèmes de perte de cheveux comme les pelades, les alopécies, également pour les personnes en chimiothérapie qui souffrent d’un cancer et plus largement pour la mode, le cinéma et le théâtre. Aujourd’hui, après 12 années d’existence, notre équipe approche les 10 collaboratrices et nous avons créé plus de 12000 prothèses capillaires au sein de notre institut de Paris-Bastille.

 

Comment t’est venue l’idée d’être dans la création de perruque ?

C’est totalement une reconversion professionnelle car j’ai un bac littéraire, un BTS commerce international, une licence RH puis entamé un master en gestion d’entreprise. Attachée de Direction dans l’expertise immobilière pendant plusieurs années, j’ai toujours oscillé entre deux choses, le commerce et le besoin de faire quelque chose de « social », tourné vers l’humain. Quant à la coiffure, cela a toujours été ma passion. C’est lors d’un stage de BTS aux Etats-Unis, que j’ai découvert les perruques lace wig. J’ai souhaité en utiliser pour moi-même puis les amies de mes amies ont commencé à m’en demander et c’est venu comme ça naturellement. C’était d’abord une activité que je faisais chez moi après le travail et cela pendant 7 années consécutives. Mon corps a fini par dire stop ; J’ai fait un burn-out fracassant et après plusieurs jours de réflexion, j’ai décidé de me consacrer 100% au développement de mon entreprise en me formant auprès des meilleurs.

" Je souhaite pouvoir apporter une solution naturelle et confortable à toutes... Et à tous ! "

J’ai suivi plusieurs formations à Londres et en France avec Laurent Caille, grand maître perruquier français pour apprendre les moulages et l’implantation. J’ai toujours eu le sens du détail, je veux faire les choses bien donc j’ai également suivi des formations complémentaires avec des coiffeuses, entre autres celles des Kardashian à Dubaï ainsi qu’avec des coiffeurs afro comme Kellon Deryck à Atlanta. Grâce à tout cet apprentissage, j’ai obtenu un diplôme de « Specialist Lace Wig Maker » à Londres et je suis en mesure de créer, réparer, améliorer mes produits de A à Z pour le bonheur de nos clientes !

Tu donnes la possibilité d’avoir un accompagnement avec la sécurité sociale, comment les femmes souffrant de perte de cheveux sont prises en charge quand elles viennent vers toi ?

Nous leur offrons un accompagnement cosméto- thérapeutique c’est-à-dire que nous les accueillons de la manière la plus bienveillante et rassurante possible avant, pendant et après la vente grâce à nos conseils et ateliers bien-être. Nous pouvons reproduire sur la base d’une photo la chevelure qu’avait la cliente avant sa perte de cheveux : qu’importe la texture, la couleur ou ses envies car se sentir belle et féminine, ça participe psychologiquement à vivre la maladie. Pour compléter cet accueil, depuis 2016, j’ai réussi à obtenir l’agrément de la Sécurité Sociale et être référencée comme personnel de santé. Nos clientes peuvent donc bénéficier d’une prise en charge de la sécurité sociale allant jusqu’à 350€ et dans certains cas, bénéficier d’un complément de leur mutuelle. La perte de cheveu doit être avérée et confirmée par le médecin traitant, le dermatologue ou l’oncologue qui fournira une ordonnance. Une fois le choix de la prothèse effectué, nous préparerons la feuille de soin et le dossier avec la cliente.

Tu t’occupes de femmes souffrantes mais pas seulement! tu peux nous en dire plus ?

Oui effectivement ! Ma reconversion professionnelle avait également pour but de créer des perruques et des prothèses pour tous types de besoins tels que la mode, le théâtre, le cinéma. Nous avons, par exemple, créé récemment 2 perruques pour l’actrice Marilou Berry dans le cadre d’une série TV à venir sur TF1 et, petite info en avant 1ère, en parralèle, nous développons actuellement notre gamme Hommes dont le lancement est prévu pour fin 2021! Certains hommes sont également soucieux et inquiets de leur apparence et je souhaite pouvoir apporter une solution naturelle et confortable à toutes… et à tous !

 

Par Tara Dubois

CHLOE LOIZON

CHLOE LOIZON

NOUVELLE PASSION

Parlez-nous de votre parcours.

Après un bachelor en école de commerce, j’ai fait un MBA en communication et management d’événements et j’ai réalisé mon stage de fin d’études au sein du service de presse d’une grande marque de luxe française. Huit ans plus tard, je travaille toujours au sein du même service mais je suis désormais en charge des relations influenceurs pour la marque et je m’épanouis pleinement dans l’exercice de mes fonctions.

Pourquoi avez-vous poussé les portes de la beauté ?

Je souhaitais travailler dans le milieu de la communication mais n’avais pas spécialement ciblé le secteur de la beauté, l’opportunité s’est présentée et je n’ai jamais regretté de l’avoir saisie. Certes on ne sauve pas des vies mais permettre aux femmes et aux hommes de se transformer, d’avoir confiance en eux et de répondre à leur quête de bien-être peut être très satisfaisant

"J’ai réalisé un de mes rêves en participant au défilé de cette grande maison en février dernier."

Quels sont les atouts et les inconvénients de votre métier ?

Mon métier présente énormément d’avantages, je suis d’ailleurs très souvent contactée via les réseaux sociaux par des jeunes filles qui souhaitent savoir comment accéder à ce type de poste. Pour ma part, il s’agissait d’un coup de chance, les blogueuses ont commencé à devenir de réelles opportunités pour les marques et j’eu la chance de construire mon poste en partant de zéro. Je rencontre sans cesse de nouvelles personnes, j’assiste à des évènements incroyables, j’ai l’occasion de stimuler ma curiosité, d’enrichir mon réseau et de représenter une marque pour laquelle j’ai beaucoup d’admiration. Il n’y a pas de réel inconvénient, encore moins lorsqu’on est passionnée !

Vous avez une passion pour les bijoux, où puisez-vous votre inspiration ?
En effet, à côté de ce métier prenant, je me suis lancée dans la création de bijoux sur mon temps libre. J’ai lancée depuis le début de l’année @Sunkissed_Girls_Shop. J’ai toujours été manuelle et cette activité me relaxe et me permet de développer ma créativité. Mes bijoux sont colorés et joyeux, à l’image de mes voyages passés ou des destinations que je rêve encore de découvrir.

"Il n’y a pas de tendance précise car la couleur est une question de personnalité de style"

Quels sont vos projets pour 2021?

L’année est déjà bien entamée et le contexte international est un peu particulier mais je souhaite continuer de faire croître ma marque et d’apporter des « good vibes » à mes clientes, via mes humbles créations.

Par Stéphanie Guittonneau